Miséricorde et providence divine (Josué 5, 9-12 ; Luc 15, 11-32)

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La miséricorde est offerte par une personne spirituellement vivante, ce qui lui permet d’insuffler de la vie au bénéficiaire de la miséricorde et d’alimenter la sienne concomitamment. C’est l’enseignement que je tire de Josué 5, 9-12 et de Luc 15, 11-32 (la parabole de l’enfant prodigue).

Ces deux extraits bibliques ont nourri une même messe de l’Église catholique comme pour mettre en exergue une relation entre miséricorde et providence. En effet, le père de l’enfant prodigue aurait bien pu, s’il avait été mû par la peur de réaliser une mauvaise opération matérielle ou d’être le dindon de la farce, ne pas accorder le niveau de miséricorde mentionné dans la parabole. En agissant tel que relaté, le père a montré qu’il avait une grande foi en la Providence. C’est difficile d’y parvenir avec la calculette que nous avons dans la tête, malgré toutes les magnifiques manifestations de la providence divine dans nos vies.

La Providence est présente notamment tout au long de l’Exode… Dieu a pourvu les Israélites de manne tout le temps qu’ils étaient dans le désert. En fin d’exode, la manne cessa et les Israélites se nourrirent des produits de la terre (Josué 5, 11-12). L’on voit ici, une providence divine adaptée aux circonstances.  Ainsi vu, lorsque tout me paraît sombre et que Dieu me semble hors d’atteinte, ne me faudrait-il pas orienter autrement mon regard pour voir et accueillir la providence adaptée qu’il a mise à ma portée ?

Mon Dieu, remplis-nous, remplis-moi de vie, de foi en toi et de discernement.

Extrait du livre de Josué

Alors Yahvé dit à Josué: « Aujourd’hui j’ai ôté de dessus vous le déshonneur de l’Egypte. » Aussi a-t-on appelé ce lieu du nom de Gilgal jusqu’aujourd’hui.

Les Israélites campèrent à Gilgal et y firent la Pâque, le quatorzième jour du mois, le soir, dans la plaine de Jéricho. Le lendemain de la Pâque, ils mangèrent du produit du pays: pains sans levain et épis grillés, en ce même jour. Il n’y eut plus de manne le lendemain, où ils mangeaient du produit du pays. Les Israélites n’ayant plus de manne se nourrirent dès cette année des produits de la terre de Canaan.

(Josué 5, 9-12, extrait de la Bible de Jérusalem)

Extrait de l’Évangile selon S. Luc

Il dit encore: « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l’inconduite.

« Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation. Il alla se mettre au service d’un des habitants de cette contrée, qui l’envoya dans ses champs garder les cochons. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, et personne ne lui en donnait. Rentrant alors en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim! Je veux partir, aller vers mon père et lui dire: Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi; je ne mérite plus d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Il partit donc et s’en alla vers son père.

« Tandis qu’il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié; il courut se jeter à son cou et l’embrassa tendrement. Le fils alors lui dit: Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs: Vite, apportez la plus belle robe et l’en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds. Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie; il était perdu et il est retrouvé! Et ils se mirent à festoyer.

« Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses. Appelant un des serviteurs, il s’enquérait de ce que cela pouvait bien être. Celui-ci lui dit: C’est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il l’a recouvré en bonne santé. Il se mit alors en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit l’en prier. Mais il répondit à son père: Voilà tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis; et puis ton fils que voici revient-il, après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu fais tuer pour lui le veau gras ! »

« Mais le père lui dit: Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie; il était perdu et il est retrouvé ! »

(Luc 15, 11-32, extrait de la Bible de Jérusalem)

Cotonou, le 17 avril 2022

Elvire VIGNON, Arbitre et Médiateure, Avocate honoraire

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